La méthode
Tout est ici : les signaux cherchés, leur poids, la formule de la note et ce que l’outil ne sait pas faire. Un détecteur qui garde sa recette pour lui demande qu’on le croie sur parole. Nous préférons qu’on nous contredise.
Le calcul
Cent est le meilleur résultat, zéro le pire. C’est le sens que les autres outils de mesure du web ont installé, et une échelle qu’il faut expliquer avant d’être lue ne sert à rien. La note publiée est donc cent moins l’indice de gabarit, qui est ce que les détecteurs produisent réellement.
Chaque signal se déclenche ou non. Il n’y a pas de valeur intermédiaire. La somme des poids déclenchés dans une famille est rapportée à un plafond de saturation, puis multipliée par un coefficient qui dépend du nombre de signaux. La moyenne pondérée des trois familles donne l’indice de gabarit ; la note est son complément.
- Style et mise en page : 30 % de la note, plafond de saturation 24.
- Texte français : 45 % de la note, plafond de saturation 19.
- Images et médias : 25 % de la note, plafond de saturation 11.
- Souveraineté : aucune part dans la note. C’est une lecture à côté.
Le coefficient d’amortissement composite existe parce qu’un site sobre bien fait partage forcément des traits avec un gabarit. C’est leur coexistence qui accuse, pas un trait isolé :
- un seul signal dans la famille : 0.35
- deux signaux : 0.6
- trois signaux : 0.85
- quatre signaux ou plus : 1
Les paliers
| 0 à 19 | Gabarit IA | Cette page est un gabarit. Rien n'y distingue votre activité d'une autre. |
|---|---|---|
| 20 à 39 | Gabarit | Plusieurs marques nettes d'une page produite en série. |
| 40 à 59 | Interchangeable | Correcte, et remplaçable par n'importe quelle autre du même genre. |
| 60 à 79 | Personnel | Deux ou trois réflexes communs, rien qui rende cette page interchangeable. |
| 80 à 100 | Original | Aucun des réflexes du gabarit. Ce qui est ici a été décidé. |
Style et mise en page
30 % de la note
| Code | Signal | Ce qui est cherché | Poids |
|---|---|---|---|
| S1 | Dégradé violet vers bleu | Un dégradé linéaire qui part d'un violet ou d'un indigo (teinte 240 à 290) vers un bleu ou un cyan (teinte 190 à 240), sur un fond, un bouton ou un texte détouré. | 5 |
| S2 | Police par défaut du générateur | Inter, Geist ou Manrope employée comme seule famille non système de la page. Ce sont les polices livrées avec v0, Lovable et les gabarits Tailwind. | 4 |
| S3 | Rayons Tailwind bruts | Tous les arrondis de la page appartiennent à l'échelle par défaut de Tailwind, sans une seule valeur choisie. | 3 |
| S4 | Carte à filet gauche | Un bloc arrondi portant une bordure sur son seul côté gauche. Le motif d'encadré par défaut des gabarits. | 4 |
| S5 | Verre dépoli | Un flou d'arrière-plan (backdrop-filter) combiné à un fond semi-transparent : l'effet verre des interfaces générées. | 4 |
| S6 | Orbe flouté | Une forme ronde en position absolue, floutée à plus de 40 pixels, posée derrière le haut de page. | 4 |
| S7 | Grille de trois ou six bénéfices | Une grille de 3 ou 6 cases, chacune avec un pictogramme au trait, un titre court et un paragraphe. La section de bénéfices par défaut. | 3 |
| S8 | Cartes emboîtées | Trois niveaux ou plus de blocs arrondis à fond distinct, imbriqués les uns dans les autres. | 2 |
| S9 | Palette Tailwind non modifiée | Au moins 80 % des couleurs employées sont des couleurs par défaut de Tailwind, à la nuance près. | 3 |
| S10 | Apparition au défilement systématique | Trois blocs ou plus partagent exactement la même transition d'apparition, ou le même attribut de librairie d'animation. | 2 |
| S11 | Texte en dégradé | Un titre détouré sur un dégradé (`background-clip: text`), quelle que soit la teinte. L'effet est le même partout parce qu'il vient du même exemple. | 4 |
| S12 | Surtitre en capitales espacées | Un petit label en majuscules interlettrées posé juste au-dessus du titre de section. Le réflexe d'ouverture de section de tous les gabarits. | 4 |
| S13 | Tuile d'icône au-dessus du titre | Un carré arrondi coloré contenant un pictogramme, empilé au-dessus d'un titre. Impeccable la décrit comme la forme universelle de la carte de bénéfice. | 5 |
| S14 | Bandeau de métriques | Deux à quatre grands chiffres alignés avec leur légende, en haut de page. La preuve sociale de gabarit, souvent invérifiable. | 4 |
| S15 | Bandeau défilant sans fin | Une bande de logos ou de mots qui défile en boucle, sans que l'utilisateur l'ait demandé. | 3 |
| S16 | Point de statut pulsant | Une pastille qui pulse en continu à côté d'un texte, alors qu'aucun état ne change réellement. | 3 |
| S17 | Filet fin et ombre diffuse cumulés | Une carte séparée deux fois de son fond : par une bordure d'un pixel et par une ombre large. Un seul des deux suffit. | 3 |
| S18 | Arrondi extrême sur carte | Des blocs de taille modeste arrondis à 24 pixels ou plus. | 2 |
Texte français
45 % de la note
| Code | Signal | Ce qui est cherché | Poids |
|---|---|---|---|
| T1 | Verbe d'accroche | Un impératif de croissance en tête de phrase : boostez, propulsez, révolutionnez, transformez votre. | 5 |
| T2 | Traduction littérale de l'anglais | Des formules calquées sur l'anglais des gabarits : « Prêt à commencer ? », « Rejoignez des milliers de », « Et bien plus encore ». | 5 |
| T3 | Formule creuse | Des expressions que n'importe quelle entreprise pourrait écrire : « solution sur mesure », « accompagnement personnalisé », « votre partenaire de confiance ». | 4 |
| T4 | Triade d'adjectifs | Trois adjectifs coordonnés (« rapide, simple et efficace »), répétés au moins trois fois dans la page. | 3 |
| T5 | Structure canonique | L'enchaînement complet accueil, trois bénéfices, témoignages, FAQ, appel final, dans cet ordre exact. | 4 |
| T6 | Tutoiement et vouvoiement mêlés | Les deux adresses coexistent dans la même page. | 3 |
| T7 | Témoignage non français | Dans les témoignages, un prénom anglo-saxon ou un intitulé de poste en anglais, sur un site en français. | 3 |
| T8 | Chiffre rond invérifiable | Des chiffres ronds sans source : « +200 clients », « 98 % de satisfaction », « 10 ans d'expérience ». | 3 |
| T9 | Tic de rédaction de modèle | Tirets cadratins en incise, « il ne s'agit pas de X mais de Y », « dans un monde où » : les tournures que les modèles de langue produisent en série. | 2 |
| T10 | Emoji en guise de pictogramme | Des emoji ouvrent des titres, des boutons ou les cases d'une grille, à la place d'un jeu d'icônes. Ce n'est pas leur nombre qui compte, c'est leur position. | 3 |
| T11 | Capitales à l'anglaise | Un titre où même les mots outils prennent la majuscule, « Transformez Vos Défis en Opportunités ». La règle française ne capitalise que le premier mot et les noms propres. | 3 |
| T12 | Trace directe de génération | Un caractère invisible laissé par un modèle (espace de largeur nulle, jointeur, marque d'ordre des octets) ou une phrase de modèle restée dans la page. Ce n'est plus un indice, c'est un résidu. | 5 |
Images et médias
25 % de la note
| Code | Signal | Ce qui est cherché | Poids |
|---|---|---|---|
| I1 | Pack d'illustrations connu | Une image provenant d'unDraw, Humaaans, Blush, Storyset ou Open Peeps, reconnaissable à son nom de fichier ou à son domaine. | 5 |
| I2 | Photo de banque d'images | Une image servie depuis Unsplash, Pexels, Freepik ou une banque équivalente. | 4 |
| I3 | Aucune photo réelle | Aucune image de contenu ne porte de métadonnées de prise de vue. Le signal ne se déclenche pas sur une page sans aucune image : ne rien montrer est un choix, montrer des images sans origine en est un autre. | 4 |
| I4 | Signature de génération | Toutes les images de contenu tiennent dans un rapport strict 1:1 ou 16:9, sans métadonnées, avec des noms de fichiers génériques. | 4 |
| I5 | Logo abstrait en dégradé | Un SVG de logo composé uniquement de formes primitives, rempli par un dégradé linéaire. | 3 |
| I6 | Provenance générée déclarée | Le fichier lui-même dit qu'il a été produit par un modèle : manifeste C2PA, champ IPTC digitalSourceType, ou signature de générateur. Signal asymétrique, il ne compte jamais en creux, car ces marqueurs disparaissent au moindre recadrage. | 5 |
Souveraineté
hors note
Ces points ne mesurent pas le style, et ils ne comptent pas dans la note. Ils ont longtemps ajouté ou retiré jusqu’à vingt points, et c’était une erreur : le même nombre répondait alors à deux questions différentes, la page ressemble-t-elle à un gabarit et le site est-il tenu correctement, donc il ne répondait bien à aucune des deux. Ils sont désormais lus et montrés à part. Chacun peut jouer pour le site, contre lui, ou rester sans avis quand l’information n’a pas pu être obtenue.
| Code | Signal | Ce qui est cherché |
|---|---|---|
| V1 | Hébergement | Pays du titulaire du numéro d'AS qui annonce l'adresse IP du serveur, d'après le registre RIPE. |
| V2 | Mentions légales et SIREN | Présence d'une page de mentions légales et d'un SIREN dont la clé de contrôle est valide. |
| V3 | Traceurs sans consentement | Requête vers un traceur connu partie au chargement, avant toute interaction de l'utilisateur. |
| V4 | Polices | Chargement des polices depuis fonts.googleapis.com ou fonts.gstatic.com. |
| V5 | Adresse physique | Présence d'une adresse postale complète sur la page ou dans les mentions légales. |
| V6 | Transparence sur le contenu généré | Quand la page porte des signes nets de rédaction ou d'illustration par un modèle, la présence d'une mention qui le dit au visiteur. |
| V7 | Assistant conversationnel annoncé | Si un agent conversationnel est chargé sur la page, la présence d'une information disant au visiteur qu'il parle à une machine. |
D’où viennent ces signaux
Les dix premiers signaux de style, les neuf premiers de texte et les cinq premiers d’images viennent du cahier des charges de l’outil, écrit avant toute ligne de code. Les suivants ont été ajoutés après coup, chaque fois qu’une page réelle a montré que le catalogue était aveugle à quelque chose.
Les motifs S11 à S18 sont repris du catalogue Impeccable de Paul Bakaus, publié sous licence Apache 2.0, qui recense 66 motifs de design générés. Ils ont été réimplémentés sur notre propre relevé de page plutôt qu’importés, mais l’observation est la sienne.
Le catalogue est daté et versionné : il décrit ce que les générateurs produisent en 2026, et il vieillira.
Cette page déclenche cinq de ses propres signaux de texte, et obtient 55 sur 100. Elle cite mot pour mot les tournures qu’elle cherche ailleurs, « boostez », « solution sur mesure », « prêt à commencer », et un détecteur ne fait pas la différence entre citer et écrire. Les pages de rapport ont le même sort, pour la même raison : elles reproduisent les phrases relevées sur le site analysé, donc elles en héritent les signaux. Nous aurions pu paraphraser pour obtenir cent, ou poser une exception dans le moteur : les deux reviennent à truquer la mesure. La page d’accueil, elle, obtient 100 et ne déclenche aucun des trente-six.
Ce site porte une animation en boucle, le tampon qui parcourt une feuille pendant qu’une analyse tourne. S15 et S16 ne l’attraperaient pas : ils cherchent le bandeau de logos qui défile et la pastille de statut qui pulse, et ils les reconnaissent au nom de leur animation. Nous le disons plutôt que de compter dessus. Ce chargeur nous paraît légitime pour une raison que S16 écrit lui-même dans sa correction : il est branché sur une vraie information. Il n’existe que pendant la requête, il disparaît avec elle, et il ne décore rien.
Dans le même esprit : le vert de cette marque, #0B6E4F, est à 0,037 de la couleur emerald-700 de Tailwind, alors que le signal S9 tient pour identiques deux couleurs séparées de moins de 0,045. Il ne se déclenche pas ici, faute des cinq couleurs distinctes qu’il exige, mais nous le savons et nous l’écrivons. Aucun vert saturé n’est à plus de 0,05 de cette palette : elle occupe tout l’espace.
Ce que l’outil ne sait pas faire
- Il ne regarde qu’une page, celle que vous donnez. Un site peut être soigné ailleurs.
- Il ne regarde pas les images elles-mêmes. Aucun modèle de vision n’intervient : seulement l’adresse du fichier, ses proportions et ses métadonnées. Une photo authentique dont les métadonnées ont été retirées à l’export passe donc pour une image sans origine, et c’est le cas de la plupart des chaînes de publication modernes.
- Il ne sait pas qui a écrit le texte. Il reconnaît des tournures, pas des auteurs. Une phrase écrite à la main peut ressembler à une phrase produite par un modèle, et l’inverse est vrai aussi.
- Il lit le français. Sur une page en anglais, la famille Texte, qui pèse 45 % de la note, ne dira presque rien, et le rapport le signale.
- Il ne dit pas le droit. Quand il constate qu’une page porte des signes nets de contenu généré sans mention de transparence, il décrit un fait observable et cite le texte applicable. Ce n’est pas un avis juridique, et il ne prétend pas en être un.
- Il respecte le fichier robots.txt du site visé. Si celui-ci interdit le chemin aux robots, l’analyse est refusée.
Limites d’usage
5 analyses par jour et par visiteur, cache de 24 heures par page. Aucune adresse IP n’est conservée : le compteur travaille sur une empreinte salée par le jour, inutilisable le lendemain. Aucun compte, aucun traceur.
Le robot se présente sous le nom yadelia.fr/1.0. Sa fiche est sur la page du robot.